L’enseignement de Bāhiya : simplement voir, entendre, ressentir et connaître

«In the seen, there is only the seen. In the heard, oniy the heard . 
In the sensed, only the sensed.
In the cognized, only the cognized
If you can understand this, Bahiya, you will not be 'with that."
If you are not 'with that,' you are not 'in that."
If you are not 'in that,' then you are neither here, nor beyond, nor in between. That, just that, is the end of suffering.»
— The Buddha

«Dans ce qui est vu, il n’y a que ce qui est vu. Dans ce qui est entendu, il n’y a que ce qui est entendu. Dans ce qui est ressenti, il n’y a que ce qui est ressenti. Dans ce qui est connu, il n’y a que ce qui est connu.
Si tu comprends cela, Bāhiya, tu ne seras pas “avec cela”. Et si tu n’es pas “avec cela”, tu ne seras pas “en cela”. Et si tu n’es pas “en cela”, alors tu ne seras ni ici, ni au-delà, ni entre les deux. Cela même — juste cela — est la fin de la souffrance. » — Le Bouddha C’est l’un des enseignements les plus profonds et les plus concis attribués au Bouddha : l’enseignement de Bāhiya, tiré de l’Udāna. Son essence réside dans une simplicité radicale : Dans le voir, simplement le voir. Dans l’entendre, simplement l’entendre. Dans le ressentir, simplement le ressentir. Dans le penser, simplement le penser.
Habituellement, l’expérience devient : Je vois quelque chose J’entends quelque chose Je ressens quelque chose Je pense à quelque chose
Puis l’esprit ajoute : moi, à moi, pour moi, contre moi, qu’est-ce que cela signifie pour moi ? Le Bouddha oriente Bāhiya vers une expérience antérieure à cette couche supplémentaire d’identification. Lorsqu’il y a simplement le voir, il n’y a pas de « moi » séparé qui se tient derrière le fait de voir. Lorsqu’il y a simplement l’entendre, il n’y a personne qui possède le son.
Lorsqu’une pensée est simplement reconnue comme une pensée, il n’est pas nécessaire de devenir le penseur, l’histoire ou l’identité qui se trouve à l’intérieur d’elle. « Tu ne seras pas avec cela » signifie que tu ne t’attaches pas à l’expérience et que tu ne te positionnes pas par rapport à elle. « Tu ne seras pas en cela » signifie que tu ne places pas un moi solide et permanent à l’intérieur de l’expérience. Et lorsque l’esprit ne construit plus un « ici », un « là-bas », ou un moi situé quelque part entre les deux, la chaîne de l’attachement et de la saisie s’interrompt. L’expérience continue. Le voir continue. L’entendre continue. Le penser continue.
Mais la souffrance créée par l’attachement à ces expériences comme étant « moi » ou « à moi » peut cesser.
C’est pourquoi la conclusion est si puissante : Ce n’est pas ailleurs.
Ce n’est pas dans un autre monde.
Ce n’est pas l’anéantissement.
Ce n’est pas devenir quelque chose de spécial. Il y a simplement ceci : rien à saisir, rien à quoi s’agripper. Et dans ce non-attachement — la fin de la souffrance.

Comments are closed.